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Contrôle d'accès Internet par application pour Windows

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NetGate — Contrôle d'accès Internet par application

Le robinet Internet est fermé ; vous l'ouvrez programme par programme.

Version Python tkinter WFP ETW Plateforme Licence

Français · English


Note

Windows 10 ou 11, droits administrateur. NetGate filtre les connexions et demande donc les droits administrateur au lancement ; sans eux, il propose un mode limité, où rien n'est bloqué. La protection est inactive tant que vous ne l'activez pas : observez d'abord, bloquez ensuite. Fermer la fenêtre ne quitte pas : NetGate continue de surveiller depuis la zone de notification, et seul Quitter, dans le menu de son icône, l'arrête. En cas de doute, le bouton PANIQUE rétablit Internet immédiatement.

NetGate compte ce que chaque programme consomme, vous prévient quand l'enveloppe du jour s'épuise, et coupe Internet quand elle est vide.

À qui ça sert. À quiconque vit sur une connexion comptée — partage de connexion mobile, clé 4G, forfait data limité, liaison satellite — où chaque mégaoctet a de la valeur et où une mise à jour lancée au mauvais moment peut vider un forfait en une heure. NetGate pose ses propres filtres dans le moteur de filtrage de Windows pour bloquer tout ce que vous n'avez pas autorisé, vous demande quoi faire dès qu'un programme tente de sortir, mesure l'enveloppe sur la carte réseau par laquelle passent les données, attribue à chaque programme ce qu'il échange avec Internet, et tient une enveloppe journalière avec alertes à 50, 80 et 100 % et coupure à 100 %. Il produit une liste d'autorisations qui vous survit d'un lancement à l'autre, un compteur par programme et par jour, et un blason dans la zone de notification qui se remplit avec votre consommation.

Version actuelle : 2.3 — l'historique des livraisons est sur la page des versions publiées, et résumé en tête de netgate.py.

Télécharger. Les sources sont sur la page des versions publiées, ou par git clone. Pour faire tourner le script : Python 3.8+ avec tkinter, psutil, pywintrace, pystray et pillow — Windows 10 ou 11, droits administrateur. Un NetGate.exe autonome, qui se passe de Python, se construit avec PyInstaller (voir « Construire un exécutable »).

Sommaire


1. Installation

Avec NetGate.exe, rien à installer : rangez-le dans son propre dossier et passez directement au lancement. Ce qui suit concerne le script netgate.py.

Python

Il faut Python 3.8 ou plus récent, avec tkinter.

Installez Python depuis https://www.python.org/downloads/ et cochez deux cases dans l'installateur :

  • Add Python to PATH (sur le premier écran)
  • tcl/tk and IDLE (sur l'écran « Optional Features »)

Sans la seconde, l'application ne peut pas s'ouvrir : tkinter est ce qui dessine toute l'interface.

Pour vérifier, ouvrez PowerShell et tapez :

python --version
python -m tkinter

La première commande doit afficher un numéro de version, la seconde doit ouvrir une petite fenêtre de test.

Les bibliothèques

python -m pip install psutil pywintrace pystray pillow

Chacune est facultative au sens strict : NetGate démarre même si l'une manque, avec des fonctions en moins. Le tableau dit lesquelles, pour que vous puissiez décider en connaissance de cause.

Bibliothèque Ce qu'elle apporte Sans elle
psutil découverte des connexions ouvertes, adresses des cartes réseau aucun programme n'est détecté, aucune notification n'apparaît
pywintrace comptage par programme (Event Tracing for Windows) l'enveloppe reste mesurée sur la carte réseau, sans détail par programme
pystray + pillow l'icône dans la zone de notification et son menu la fenêtre principale reste seule, sans blason près de l'horloge ; sa croix la réduit alors dans la barre des tâches

Les droits administrateur

Filtrer les connexions exige l'élévation. Lancé sans ces droits, NetGate propose lui-même de se relancer en administrateur (Oui, puis l'invite UAC de Windows) ou de s'ouvrir en mode limité (Non), où l'interface et les compteurs fonctionnent, mais où rien n'est bloqué. C'est un bon mode pour observer avant de décider. NetGate.exe, lui, demande l'élévation à Windows dès son lancement.


2. Les fichiers

Récupérez le dépôt, au choix :

  • bouton vert Code → Download ZIP sur la page GitHub, puis décompressez l'archive dans un dossier (par exemple C:\NetGate) ;
  • ou, si vous avez git :
git clone https://github.com/theptitprince/NetGate.git C:\NetGate
Fichier Rôle
netgate.py le programme complet, en un seul fichier
LICENSE le texte de la licence du programme (voir Licence)
NOTICE les conditions additionnelles de la licence (article 7) : la mention à conserver
README.md ce document, en français
README.en.md sa traduction en anglais
NetGate.exe l'exécutable autonome, à construire soi-même (voir « Construire un exécutable ») ; il n'est ni dans le dépôt ni joint aux versions publiées

Placez netgate.py (ou NetGate.exe) dans son propre dossier : il y crée ses fichiers de travail (voir Ce que le programme crée à côté de lui).

Organisation de netgate.py

Le programme tient en un seul fichier, organisé en sections :

Section Rôle
WfpEngine la session dynamique dans le moteur de filtrage de Windows (WFP) : sous-couche, filtres, transactions
wfp_specs, WfpBackend traduisent la liste d'autorisations en filtres NetGate et n'appliquent que les différences
Firewall, NetshBackend le moteur de repli : des règles du pare-feu Windows posées par netsh advfirewall
EtwMeter écoute le traçage réseau du noyau (Kernel-Network en repli) et attribue à chaque processus ses octets échangés avec Internet ; repère les connexions refusées
NicMeter lit les compteurs des cartes réseau : la mesure de l'enveloppe
ConnScanner découvre les connexions ouvertes et signale les programmes sans décision
State charge et sauvegarde le fichier d'état, gère les périodes et les profils
Inspector répond à « qui est ce programme ? »
AuthToast la carte Autoriser / Bloquer / Plus tard
Tray l'icône de la zone de notification et son menu
NetGateApp la fenêtre principale, les réglages, la liste, les plages horaires

3. Lancement

Ouvrez PowerShell dans le dossier du programme et tapez :

python netgate.py

Si PowerShell n'est pas lui-même administrateur, NetGate propose de se relancer avec ces droits : répondez Oui, puis acceptez l'invite de Windows. La fenêtre principale s'ouvre, et un blason apparaît dans la zone de notification, à côté de l'horloge. Avec l'exécutable, un double-clic sur NetGate.exe suffit.

Un raccourci sur le bureau est pratique : cible python C:\NetGate\netgate.py, dossier de démarrage C:\NetGate. Pour lancer NetGate sans fenêtre de console, remplacez python par pythonw.

Fermer la fenêtre ne quitte pas : NetGate continue de surveiller et le blocage reste actif. Pour arrêter le programme, passez par le menu de l'icône (Quitter). À ce moment, tous les filtres de NetGate disparaissent et Internet redevient normal. Ce détour est volontaire : une fermeture par mégarde ne doit jamais couper la surveillance en laissant croire qu'elle tourne.

Un seul NetGate à la fois. Le relancer alors qu'il tourne déjà, même réduit près de l'horloge, n'en ouvre pas un second : sa fenêtre réapparaît (relancé par python netgate.py, il ne redemande même pas les droits administrateur). Deux NetGate se disputeraient le moteur de filtrage et le compteur.

Vérifier le moteur, une fois. Avant la première utilisation sur un PC, NetGate fermé, lancez l'autotest :

python netgate.py --test-wfp

Il demande les droits administrateur, vérifie en une vingtaine de secondes que le moteur de filtrage fonctionne sur ce PC et que le comptage par programme attribue bien le trafic, et laisse un rapport netgate-test-wfp.txt. Il ne touche à rien d'autre qu'à lui-même : ses filtres de test ne visent que sa propre connexion vers une adresse de documentation (192.0.2.1, inexistante sur Internet) ou vers localhost, et disparaissent à la fin ; le contrôle du comptage envoie quelques Ko vers cette même adresse. Avec l'exécutable :

.\NetGate.exe --test-wfp

4. Prise en main

Le premier réflexe utile est d'observer avant de bloquer. Laissez NetGate tourner une heure ou deux protection inactive : il découvre les programmes qui sortent, compte ce qu'ils consomment et retient vos réponses, sans rien couper. Vous voyez ainsi qui consomme quoi sans risquer de casser une session de travail.

Ensuite :

  1. Réglages : enveloppe du jour (en Mo), heure de remise à zéro, et la case Autoriser DNS/DHCP (indispensable en mode protégé), à laisser cochée.
  2. Activer la protection.
  3. Ouvrez votre navigateur : une carte apparaît en bas à droite, cliquez Autoriser.
  4. Répétez pour chaque programme dont vous avez besoin. Au bout de dix minutes, les demandes s'espacent : la liste est constituée.

Chaque carte de demande affiche le nom lisible du programme, son éditeur, à quoi il sert et un conseil, pour que vous n'ayez pas à deviner ce que cache svchost.exe ou msedgewebview2.exe. Trois réponses : Autoriser, Bloquer, Plus tard. La dernière laisse la question ouverte ; en attendant, le programme reste bloqué. Une carte marquée Connexion bloquée signale un programme qui vient d'essayer de sortir et a été refusé : autorisez-le, il réessaie de lui-même.


5. Comment ça marche

Depuis Windows Vista, tout pare-feu sous Windows, celui de Microsoft compris, pose ses filtres dans un même moteur : la Windows Filtering Platform (WFP). NetGate 2 y pose les siens directement, comme le font les pare-feu applicatifs à la ZoneAlarm, sans pilote à installer et sans toucher aux règles du pare-feu Windows.

Le blocage

Quand la protection est active, NetGate ouvre une session dans le moteur et y crée sa propre sous-couche, de priorité maximale. Dans cette sous-couche, le filtre de plus fort poids qui correspond décide : localhost ouvert, puis réseau local ouvert, puis la coupure (enveloppe épuisée, hors plage horaire), puis un filtre autoriser par programme accepté, et enfin tout le reste est bloqué. Les programmes refusés ou encore en attente n'ont pas de filtre à eux : le blocage général s'applique. Chaque changement est appliqué d'un bloc, dans une transaction, et ne touche que les filtres qui changent.

Pourquoi un moteur à soi

Windows et de nombreux logiciels posent leurs propres règles autoriser dans le pare-feu Windows : applications du Store, services Windows, certains installateurs (plus d'une centaine sur un poste courant). Dans le pare-feu Windows, elles laissent passer leur programme malgré une politique bloquer. Dans le moteur, un blocage de la sous-couche NetGate est définitif : aucune de ces autorisations ne passe devant. Bloquer veut vraiment dire bloqué, et un programme en attente de réponse est bloqué lui aussi.

La session dynamique

Les filtres de NetGate appartiennent à une session que Windows supprime dès que NetGate s'arrête, qu'il quitte normalement, plante ou soit tué. Rien ne peut rester bloqué à votre insu, et aucun nettoyage n'est nécessaire au démarrage suivant.

La règle DNS/DHCP

Un filtre facultatif, coché par défaut (case Autoriser DNS/DHCP des réglages), laisse passer svchost.exe vers les ports 53 (DNS), 67 et 547 (DHCP). Sans lui, même les programmes autorisés ne résolvent plus aucun nom quand le serveur DNS est sur Internet (fréquent en 4G), et un modem en mode pont ne renouvelle plus l'adresse du PC. Si tout se met à échouer, c'est le premier réglage à vérifier.

Le moteur de repli

Si le moteur NetGate ne peut pas s'ouvrir, ou s'il échoue en cours de route, NetGate bascule sur le moteur de la version 1 : des règles du pare-feu Windows posées par netsh advfirewall, toutes préfixées NETGATE_. La politique sortante passe à bloquer, une règle autoriser est créée par programme accepté et une règle bloquer par programme refusé ; une règle de blocage l'emporte sur toutes les autorisations de Windows. Ces règles survivent à NetGate : elles sont retirées en quittant, et au démarrage suivant après un arrêt brutal. Réglages → Moteur de filtrage pour choisir ce moteur ; le bandeau indique le moteur en service.

Le comptage de l'enveloppe

L'enveloppe est mesurée sur la carte réseau par laquelle passent les données (Wi-Fi, Ethernet, clé 4G, partage de connexion USB ou Bluetooth), avec les compteurs que montre le Gestionnaire des tâches : c'est la mesure la plus proche de celle de l'opérateur, en-têtes compris, trafic des machines virtuelles compris. Ce qui reste dans le PC n'y passe pas : un serveur WAMP, MySQL ou PHP interrogé en localhost ne coûte rien. Le trafic avec le réseau local (NAS, imprimante, autre PC) est retiré du compte. Les cartes virtuelles (tunnel VPN, VirtualBox, Hyper-V) ne sont pas comptées : elles relaient un trafic qui sort ensuite par la carte physique, les compter le décompterait deux fois. Réglages → Cartes décomptées pour changer ce choix.

Le détail par programme

NetGate ouvre sa propre session « système » d'Event Tracing for Windows et y reçoit le traçage réseau du noyau (les événements TCP et UDP d'envoi et de réception) pour attribuer à chaque processus les octets qu'il échange avec Internet ; chaque événement porte les deux adresses de la connexion, ce qui permet d'écarter localhost et le réseau local. Le fournisseur Microsoft-Windows-Kernel-Network porte les mêmes informations, mais sur Windows 11 (build 26200) ses événements n'arrivent jamais dans une session ordinaire : il ne sert plus que de repli. Si pywintrace manque ou si aucune session ne peut démarrer, l'enveloppe reste mesurée sur la carte, sans détail par programme. Avec un VPN, le programme et le VPN comptent chacun leur part : la somme de la liste peut dépasser l'enveloppe, qui reste juste.

La découverte

Toutes les 1,5 s, la liste des connexions ouvertes vers Internet est relevée et chaque exécutable qui n'a pas encore reçu de décision déclenche une carte de demande. Un programme bloqué, lui, n'a jamais de connexion ouverte : NetGate écoute donc aussi l'événement 1020 du fournisseur Microsoft-Windows-TCPIP, « connexion refusée par le moteur de filtrage », qui donne le processus et l'adresse visée. La carte apparaît alors avec la mention Connexion bloquée ; autorisez, et le programme réessaie de lui-même. Un programme qui ne parle qu'à localhost ou au réseau local ne déclenche rien.

Les mises à jour

Beaucoup de programmes changent de dossier à chaque version (152.0.4191.66, app-1.0.9187, jre1.8.0_381, ou le dossier versionné d'un paquet du Microsoft Store). NetGate les reconnaît : une seule ligne dans la liste, dont l'emplacement porte * à la place du numéro de version, et la décision suit la nouvelle version, règle du pare-feu comprise, sans reposer la question.

L'inspecteur

Pour répondre à « qui est ce programme ? », NetGate combine un glossaire en français des processus courants, la version et l'éditeur lus dans les ressources du fichier, la signature numérique, le titre de fenêtre, et pour svchost.exe le service Windows exact hébergé par ce processus.

La remise en état

Le bouton PANIQUE ferme la session NetGate : tous les filtres disparaissent immédiatement et Internet revient. Si la session précédente utilisait le moteur de repli et s'est interrompue (coupure de courant, processus tué), NetGate retire au démarrage les règles NETGATE_ restées dans le pare-feu Windows.


6. Ce que le programme crée à côté de lui

Tout est rangé à côté de netgate.py (ou de NetGate.exe). Si ce dossier n'est pas inscriptible (Program Files, clé USB protégée, dossier réseau), NetGate se replie automatiquement sur %APPDATA%\NetGate.

Fichier Contenu
netgate.state.json réglages, profils, autorisations, compteurs du jour, historique, catalogue des programmes vus. Copiez-le pour sauvegarder votre configuration. Renommez-le pour repartir de zéro.
netgate.log trace de démarrage et erreurs éventuelles : le premier fichier à ouvrir quand quelque chose ne va pas.
netgate.ico le blason, régénéré à chaque changement de profil ou de palier de consommation, pour la fenêtre et l'exécutable.
netgate-test-wfp.txt le rapport du dernier autotest du moteur (--test-wfp).
netgate.state.json.v2.bak copie de l'état tel qu'il était avant sa conversion par la version 1.4 ; supprimable une fois la 1.4 validée.

netgate.state.json contient les chemins de vos programmes : c'est un fichier personnel, ne le partagez pas tel quel.


7. L'enveloppe, les plages horaires, les profils

La liste des programmes

Vert = autorisé, rouge = bloqué, orange = en attente. Les colonnes se trient (accès, volume), un double-clic change la décision, et la fiche descriptive en bas de fenêtre rappelle qui est le programme sélectionné. La colonne Fichier montre l'exécutable : firefox.exe et pingsender.exe sont deux programmes distincts du même logiciel, chacun avec sa décision. Ajouter un programme autorise quelque chose à l'avance, sans attendre qu'il se manifeste — utile pour un logiciel de visioconférence juste avant une réunion.

L'enveloppe du jour

  • L'enveloppe n'est décomptée que lorsque la protection est active. Hors protection, le trafic est mesuré et affiché à part : observer ne coûte rien sur le quota.
  • La remise à zéro se fait à l'heure choisie, à la minute près, en heure locale ou UTC. Si l'ordinateur est éteint à ce moment-là, la bascule se fait au démarrage suivant ; si l'horloge du système a reculé, la bascule est forcée pour ne pas prolonger indûment la journée.
  • Alertes à 50, 80 et 100 %. À 100 %, Internet est coupé jusqu'à la remise à zéro : une seule règle de blocage vers toutes les adresses Internet, qui passe devant toutes les autorisations, celles de NetGate comme celles déjà posées dans Windows. Localhost et le réseau local restent ouverts. La coupure intervient dans la seconde ; quelques Mo peuvent encore passer pendant ce délai.
  • Rallonge pour aujourd'hui, dans le bandeau ou le menu de l'icône pendant la coupure, ajoute des Mo pour la période en cours seulement : le réglage de l'enveloppe ne change pas.
  • Pour être seulement prévenu, sans coupure : Réglages → décocher Couper Internet quand l'enveloppe est épuisée.
  • Remettre le compteur à zéro, dans les réglages, repart de zéro sans toucher aux autorisations.

Les plages horaires

Réglages → Plages horaires : un tableau de 48 demi-heures à cocher. Hors plage, plus rien ne sort vers Internet, même les programmes autorisés, quel que soit le profil ; localhost et le réseau local restent ouverts. Raccourcis Tout ouvrir, Tout fermer, 08h - 22h. Le bandeau indique la prochaine ouverture ou fermeture, pour que vous ne cherchiez pas pourquoi tout s'est arrêté à 22 h.

L'icône près de l'horloge

Le blason se remplit avec la consommation (vert → orange → rouge). Clic droit : Ouvrir NetGate, choix du profil (si vous en avez créé), À propos... (les mentions légales, dans l'aide), la consommation du jour rapportée à l'enveloppe avec le profil actif, Rallonge pour aujourd'hui quand l'enveloppe est épuisée, Tout débloquer (PANIQUE), Quitter.

Les profils

Par défaut, une seule liste d'autorisations, et aucune barre de profils n'encombre la fenêtre. Si vous créez des profils dans les réglages, une barre de choix apparaît en haut. Modèles proposés (Depuis un modèle) : Blackout, Essentiel, Travail, Visio, chacun avec sa couleur et son budget indicatif, et Libre, qui ne filtre rien mais laisse tourner le compteur. Un profil est une liste d'autorisations complète : basculer de Travail à Visio remplace l'une par l'autre.

Effacer et recommencer

Les réglages permettent de réinitialiser la liste active, les compteurs, l'historique, les autorisations, ou de tout remettre à neuf. Les règles du pare-feu sont nettoyées avant chaque réinitialisation, pour qu'aucun programme ne reste bloqué sans moyen de le débloquer.

L'aide intégrée

La touche F1 (ou le bouton Aide F1) ouvre une aide en français qui reprend tout ce qui précède, directement dans le programme. Sa section À propos, que le menu de l'icône ouvre aussi (À propos...), donne les mentions légales : la mention « NetGate, par ETDEL » avec l'adresse du dépôt, le copyright, la licence, l'absence de garantie et les conditions additionnelles (voir Licence). La barre d'état, en bas de la fenêtre principale, affiche en permanence la version et cette mention.


8. Construire un exécutable

Un exécutable autonome évite d'installer Python sur la machine cible et demande lui-même l'élévation UAC. Depuis le dossier des sources :

python -m pip install --upgrade pyinstaller psutil pywintrace pystray pillow
python -c "import netgate; netgate.write_ico(netgate.C_ACCENT, 0.35)"
python -m PyInstaller --onefile --noconsole --uac-admin --clean --noconfirm --name NetGate --icon netgate.ico --collect-all etw --collect-all pystray --hidden-import pystray._win32 --hidden-import PIL._tkinter_finder netgate.py
  • --onefile --noconsole : un seul fichier, sans fenêtre de console.
  • --uac-admin : l'exécutable demande l'élévation au lancement.
  • --icon netgate.ico : le blason, généré par la deuxième commande.
  • --collect-all / --hidden-import : modules chargés dynamiquement que PyInstaller ne détecte pas seul.

Comptez 2 à 5 minutes. Résultat : dist\NetGate.exe, autonome, d'environ 30 Mo, à placer dans son propre dossier comme netgate.py. Les dossiers build/, dist/ et le fichier NetGate.spec peuvent ensuite être supprimés. Au premier lancement, SmartScreen peut afficher un avertissement (programme non signé) : Informations complémentaires → Exécuter quand même.

Un antivirus trop zélé peut bloquer PyInstaller : c'est la cause la plus fréquente d'échec.

Distribuer l'exécutable. NetGate.exe n'embarque ni LICENSE ni NOTICE. Qui le distribue doit fournir ces deux fichiers avec lui (dans le même dossier ou la même archive) et donner accès aux sources correspondantes, comme le demande la GPL. Les mentions légales, elles, sont dans le programme (barre d'état, aide F1).


9. En cas de souci

« No module named tkinter » — Python a été installé sans tcl/tk. Relancez l'installateur, choisissez Modify, et cochez tcl/tk and IDLE.

« No module named psutil » (ou etw, pystray, PIL) — la commande d'installation n'a pas été exécutée, ou l'a été pour un autre Python. Réessayez avec python -m pip install psutil pywintrace pystray pillow (la forme python -m pip garantit qu'on installe bien pour le Python qui lancera le programme).

Plusieurs Python sur le même PC — python et py peuvent désigner deux Python différents, dont un seul a les modules : NetGate démarre alors avec des fonctions en moins (pas de demandes, pas de détail par programme, pas d'icône). L'avertissement de démarrage et l'autotest affichent le chemin du Python réellement utilisé, avec la commande d'installation exacte à taper.

Plus rien ne se connecte, même les programmes autorisés — la case Autoriser DNS/DHCP n'est pas cochée dans les réglages. Sans résolution de noms, aucun programme ne sait où aller.

Un VPN ne se connecte plus, protection active — autorisez « Noyau de Windows » dans la liste : certains VPN envoient leur trafic depuis le noyau.

NetGate ne démarre pas — lancez-le depuis un Terminal (administrateur) pour voir l'erreur, ou ouvrez netgate.log à côté de netgate.py (ou dans %APPDATA%\NetGate).

Le bandeau indique « sans détail par programme » — pywintrace n'est pas installé, ou la session ETW n'a pas pu démarrer (droits administrateur refusés). L'enveloppe reste mesurée sur la carte réseau ; seul le détail par programme manque.

Le bandeau indique « détail par programme : aucun événement reçu » — la carte réseau voit passer du trafic, mais l'écoute par programme ne reçoit rien : la colonne Consommé resterait à zéro. L'enveloppe, elle, reste juste. Quittez NetGate et lancez l'autotest : ses dernières lignes contrôlent le comptage par programme et, s'il échoue, interrogent plusieurs sources pour dire laquelle fonctionne sur ce PC.

Le bandeau indique « filtrage : pare-feu Windows (repli) » — le moteur NetGate n'a pas pu s'ouvrir ou a échoué ; la raison est dans les réglages (sous Moteur de filtrage) et dans netgate.log. Un autre NetGate tourne peut-être déjà. Pour vérifier le moteur sur ce PC, quittez NetGate et lancez l'autotest (python netgate.py --test-wfp, voir Lancement).

Un programme bloqué passe quand même — avec le moteur NetGate, cela ne devrait pas arriver : vérifiez le bandeau. Avec le moteur de repli, le programme est sans doute encore en attente et profite d'une autorisation que Windows ou son installateur a posée ; répondez Bloquer, la règle de blocage l'emporte sur toutes les autorisations.

Internet est resté bloqué après un plantage — avec le moteur NetGate, c'est impossible : ses filtres disparaissent avec lui. Avec le moteur de repli, relancez NetGate (il nettoie ses règles au démarrage), ou cliquez PANIQUE. En dernier recours, dans un PowerShell administrateur, la première commande rétablit la politique sortante d'origine, la seconde supprime toutes les règles NETGATE_, dont la coupure :

netsh advfirewall set allprofiles firewallpolicy blockinbound,allowoutbound
Remove-NetFirewallRule -DisplayName "NETGATE_*"

Configuration corrompue — renommez netgate.state.json et relancez. NetGate repart avec des réglages neufs.


10. Licence

NetGate est un logiciel libre, distribué sous la licence GNU General Public License, version 3 ou ultérieure (GPL-3.0-or-later).

Copyright © 2026 ETDEL.

Concrètement, vous pouvez utiliser le programme librement, y compris dans un cadre professionnel, l'étudier, le modifier et le redistribuer — à condition que toute version redistribuée, modifiée ou non, reste sous la même licence, avec son code source et la mention de copyright. Le programme est fourni sans aucune garantie : il vous aide à maîtriser votre consommation, il ne remplace ni votre vigilance ni les protections de votre système.

Conditions additionnelles (article 7)

La GPL v3 permet à l'auteur d'ajouter quelques conditions (article 7). Celles de NetGate sont dans le fichier NOTICE, en français et en anglais :

  • Attribution : toute copie ou version modifiée doit garder, visible pour l'utilisateur (fenêtre « À propos » ou équivalent) et dans sa documentation, la mention :

    NetGate, par ETDEL — https://github.com/theptitprince/NetGate

    Une version modifiée peut la faire précéder de « D'après » et ajouter ses propres crédits, sans la retirer ni la masquer.

  • Origine : une version modifiée doit dire clairement qu'elle est modifiée, et ne doit se présenter ni comme l'original, ni comme approuvée par ETDEL.

Dans NetGate, cette mention s'affiche dans la barre d'état et dans l'aide intégrée (F1), section « A propos ».

Le texte intégral de la licence est dans le fichier LICENSE du dépôt et sur https://www.gnu.org/licenses/gpl-3.0.html. Le fichier source netgate.py porte un en-tête qui renvoie à LICENSE et NOTICE.


NetGate — ETDEL 2026 — GPL-3.0-or-later

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